LIEUTENANT-COLONEL FRANÇOIS SAMUEL MACKAY 2017-08-02T18:26:23+00:00

Project Description

LIEUTENANT-COLONEL FRANÇOIS SAMUEL MACKAY

1902-1907

Le 19 avril 1902, le Lieutenant-colonel François Samuel Mackay remplaça le Lieutenant-colonel Labelle à la tête du régiment.

Comme beaucoup d’autres officiers du Régiment à cette époque, Mackay était sorti du rang et avait été promu officier lors de la Campagne du Nord-Ouest.

Le Lieutenant-colonel Mackay comptait parmi ses ancêtres, le fameux Donald Mackay, qui, en Écosse, leva un régiment parmi les membres de son clan et combattit sous Gustave Adolphe pendant la guerre de Trente ans.

Son trisaïeul Francis Mackay était Général au service de Marie-Thérèse d’Autriche.

Son bisaïeul, Samuel Mackay, était Lieutenant au 60e Régiment, qui faisait partie des troupes du Général Amherst, lors de la capitulation de Montréal. Samuel Mackay épousa, en 1760, Marie-Louise Herbin, arrière-petite-fille de Pierre Boucher, sieur de Grosbois, seigneur de Boucherville et gouverneur de Trois-Rivières sous l’administration française. Durant la guerre de l’Indépendance américaine, il commanda un corps de royalistes fidèles à la Couronne britannique. Promu Major, il mourut à Montréal en 1779.

Fils du précédent et grand-père du commandant des Carabiniers Mont-Royal, Stephen Mackay fut Capitaine sous les ordres de Salaberry à la bataille de Châteauguay et fut promu Lieutenant-colonel par la suite. Quant au père du commandant du 65e, François Samuel Mackay, notaire de Papineauville, il avait épousé Amélie Papineau, filles du fondateur de Papineauville, Denis Benjamin Papineau, de la famille du leader des Patriotes de 1837, Louis-Joseph Papineau. Denis Benjamin Papineau servit lui-même comme Capitaine adjudant la milice sédentaire.

C’est donc dire que François Samuel Mackay, qui en dépit de son origine écossaise se considérait comme un Canadien français, avait de qui tenir. Étudiant en notariat, Mackay était Caporal au moment du déclenchement de la Campagne du Nord-Ouest. Lorsque le Régiment quitta Montréal, il fut promu Sergent. Arrivé à Calgary, on le promut Sous-lieutenant à titre provisoire et c’est comme Sous-lieutenant qu’il revint à Montréal.

C’est au Lieutenant-colonel Mackay que l’on doit, en 1905, d’avoir fait sortir son régiment pour la première fois en vingt ans. Le 24 mai 1905, en effet, le régiment se rendit à Niagara et à Toronto et la visite fit bon effet.

Un mois plus tard, à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste 1905, Mackay menait ses hommes à l’extérieur du Canada, à bord d’un train du Canadien Pacifique. Le 65e se rendit à Portland, dans le Maine, où le gouverneur de l’État, W. T. Cobb, les accueillit. Durant leur séjour de 48 heures aux États-Unis, les Carabiniers se rendirent à Fort Williams, où ils furent accueillis par des officiers américains, défilèrent dans les rues de Portland en compagnie de miliciens de la Garde nationale du Maine, de réservistes de la Marine américaine et d’un régiment de Sherbrooke, en plus de se livrer, pour le grand plaisir de la population locale, à diverses manœuvres avant d’être passés en revue par un Brigadier général américain.

C’est également sous le commandement du Lieutenant-colonel Mackay que le régiment connut son premier Sergent-major régimentaire en titre, Henry Scott, qui occupa cette importante fonction de 1902 à 1905.

Un des premiers gestes qu’avait posé le Lieutenant-colonel Mackay avait été de corriger officiellement une anomalie qui persistait depuis la naissance du Bataillon.

En effet, bien que les mots « Carabiniers du Mont-Royal » apparaissaient en français sur le blason du 65e que les hommes portaient sur leur uniforme et qu’on retrouvait également cette dénomination sur ses publications officielles, y compris d’ailleurs dans la Gazette officielle, il n’en demeure pas moins que la promulgation officielle du régiment ne mentionnait que la seule dénomination anglophone « Mount Royal Rifles ». Ce qui rendait la dénomination francophone théoriquement irrégulière, sinon illégale.

Mackay s’empressa de s’adresser aux autorités pour faire corriger la situation et le 1er août 1 902 apparaissait dans les ordres généraux de la Milice canadienne, la mention suivante : « Ordre général 85 : 65e Bataillon Mount-Royal Rifles. La désignation du 65e Bataillon Mount-Royal Rifles est changée en celle du 65e Bataillon Carabiniers Mont-Royal ».

Décoration