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Le Régiment

mardi 21 octobre 2008

Les Fusiliers Mont-Royal, le plus ancien bataillon francophone montréalais encore en existence
  
 Le régiment des Fusiliers Mont-Royal, tel qu’on le connaît aujourd’hui, constitue le plus ancien bataillon francophone de milice à avoir survécu jusqu’ici. 
 
Au début de 1869, le seul bataillon francophone de milice à Montréal, les Chasseurs canadiens, venaient d’être dissous. C’est pourquoi, le 18 juin 1869, un ordre d’Ottawa autorisa la création à Montréal d’un nouveau régiment francophone, le 65e bataillon, mieux connu à ses débuts sous le nom de Mount Royal Rifles. Le nom ne fut traduit officiellement en français par celui de Carabiniers Mont-Royal qu’en 1902 sous le commandement d’un ancien officier des Chasseurs canadiens, le lieutenant-colonel Joseph Beaudry. Le 15 avril 1931, les Fusiliers Mont-Royal cessèrent d’être un régiment de carabiniers pour devenir un régiment de fusiliers, nom qu’ils portent depuis.
 
Dès 1875, le régiment se dota d’une fanfare. Puis en 1879, le régiment s’est donné la devise latine qui est la sienne depuis bientôt 130 ans, Nunquam Retrorsum, ce qui se traduit en français par Ne jamais reculer ou mieux, ne jamais reculer.
 
De sa création, en 1869, au printemps de 1885, les Carabiniers Mont-Royal (65e bataillon) n’ont connu de service actif que lors de brèves opérations de police ou lors d’une tentative d’invasion du Québec par des Fénéiens. La révolte des Métis de 1885, sous la direction de Louis Riel, lui procura pour la première fois de son existence l’occasion de participer à une véritable opération militaire et d’affronter des adversaires résolus et armés.
 
 Les Carabiniers Mont-Royal furent, avec les Voltigeurs de Québec, les seuls régiments du Québec dépêchés dans l’Ouest canadien. S’ils ne poursuivirent pas Louis Riel et ses Métis comme tels, ils eurent à faire face aux Amérindiens rebelles de Gros Ours(Big Bear) qu’ils affrontèrent le 28 mai 1885, à un endroit connu sous-le nom de la Butte-aux-Français. Si aucun membre des Carabiniers Mont-Royal n’a trouvé la mort durant cette campagne, celle-ci fit toutefois une première victime, le sergent P. Valiquette, qui succomba aux fièvres contactées durant l’expédition. Valiquette devenait ainsi le premier d’une longue liste de membres de notre régiment à trouver la mort au champ d’honneur alors qu’il était en service commandé. Le régiment connu également ses deux premiers blessés sous le feu ennemi.
 
 De 1869 à 1909, quarante ans plus tard, notre régiment tenait quartier au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal. C’est alors que le brigadier général Alfred E.D. Labelle, alors commandant du régiment, conçut l’idée de faire construire le manège que le régiment occupe présentement, avenue des Pins, au coin d’Henri-Julien, plus au nord dans Montréal. Il peut bénéficier pour mener le projet à long terme de l’aide du colonel honoraire, le financier Rodolphe Forget. Le manège est situé au 3721 Henri-Julien et il fut inauguré officiellement le 1er avril 1910
 

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