À propos 2017-07-04T13:01:38+00:00

À PROPOS DU RÉGIMENT

HISTORIQUE
RECRUTEMENT

HISTORIQUE DU RÉGIMENT

Une brève histoire des

Fusiliers Mont-Royal

L`histoire des Fusiliers Mont-Royal, vieille de près d’un siècle et demi, est intimement liée à celle de Montréal. Le plus ancien régiment francophone de la ville, encore en activité, recrute ses membres au sein de la population civile. Il perpétue ainsi une tradition remontant au début de la colonie française, l’époque où le citoyen était aussi soldat. L’unité, composante de la Force de Réserve, est donc formée de citoyens-soldats. Le comportement héroïque de ses membres et les honneurs qui en rejaillissent font partie intrinsèque de l’héritage militaire canadien.

Sa création le 18 juin 1869

Connu lors de sa fondation sous le vocable de «65e Régiment, Mount-Royal Rifles», le Régiment devient en 1902 les «Carabiniers Mont-Royal»; puis en 1931 il acquiert sa désignation définitive «Les Fusiliers Mont-Royal».

En 1875, il se dote d’une fanfare, toujours en activité, et adopte, à titre de marche régimentaire, «Jockey of York». En 1879 le Régiment choisit sa devise «Nunquam Retrorsum» signifiant «Ne jamais reculer».

De la Rébellion du Nord-Ouest à la construction de l’Arsenal (1855 – 1910)

Au printemps 1885, le Régiment est mobilisé pour participer à la campagne contre la Rébellion du Nord-Ouest. Ainsi, à l’autre bout du pays, il mérite son premier honneur de bataille: «La Butte aux Français». Lors de la Guerre des Boers (1899-1902), des membres du Régiment font partie des troupes qui combattent en Afrique du Sud.

En 1910, le Régiment quitte la salle d’exercice de la rue Craig qui lui tenait lieu de quartier pour emménager dans l’actuel manège militaire.

De type médiéval, l’Arsenal aujourd’hui appelé «Le Manège militaire des Fusiliers Mont-Royal», est situé à l’angle de la rue Henri-Julien et de l’avenue des Pins, en plein centre de Montréal. Sa construction résulte d’une souscription publique lancée par son Commandant d’alors le Lieutenant–colonel et futur Brigadier-général Alfred E.D. Labelle et de son premier Colonel honoraire, le financier Sir Rodolphe Forget.

Le manège, déclaré depuis édifice patrimonial, est un des rares bâtiments n’appartenant pas en entier au ministère de la défense. L’Association des Fusiliers Mont-Royal, association sans but lucratif, veille à la préservation de son cachet historique.

La Première Guerre mondiale (1914-1918)

Au début de la grande guerre en septembre 1914 le Régiment n’est pas mobilisé, il le sera en septembre 1916 devenant le 150e Bataillon Carabiniers Mont-Royal. Peu après sa mobilisation, il s’embarquera pour la Grande-Bretagne. La période 1914-1916 sera cependant fort occupée car le Régiment fournira des renforts pour plusieurs bataillons dont les 14e, 69e, 150e, 163e, 178e et surtout le célèbre 22e Bataillon canadien-français, unité qui préfigure le régiment du même nom.

On doit au Colonel Arthur Migneault, médecin régimentaire du 65e, la mise sur pieds des 22e et 150e bataillons dont il défraie lui-même les sommes requises pour leur constitution. Force est de constater que 75% de l’effectif du 22e Bataillon provenait des rangs des Carabiniers Mont-Royal, ce qui permet au Régiment Les Fusiliers Mont-Royal d’arborer sur ses drapeaux les honneurs mérités par les valeureux combattants du 22e Bataillon.

Les honneurs de batailles sont :

Ypres 1915-1917, Festubert 1915, Somme 1916, Côte 70, Arras 1917-1918, Amiens, Ligne Hinderburg et Poussée des Mons.

Les Fusiliers Mont-Royal peuvent donc s’enorgueillir d’être l’une des unités fondatrices de la seule unité francophone d’infanterie de la Force Régulière, le Royal 22e Régiment.

La Deuxième Guerre mondiale (1939-1945)

Lors du second conflit mondial les Fusiliers Mont-Royal apportent une contribution exceptionnelle à l’effort de guerre canadien. Mobilisés dès le début du conflit, ils quittent le Canada pour l’Islande sous le commandement du Lieutenant-colonel Paul Grenier. Après trois mois en Islande, le Régiment arrive en Angleterre à la fin octobre 1940; il participe à l’organisation de la défense de l’Angleterre méridionale contre toute menace d’invasion.

Choisi pour faire partie de l’OPÉRATION JUBILEE, le Régiment, sous le commandement du Lieutenant-colonel Dollard Ménard, prend part, le 19 août, à ce raid ambitieux qui vise les défenses allemandes de Dieppe. En quelques heures seulement, cet engagement sanglant décime presque complètement le Régiment. De très nombreux militaires sont tués, blessés ou faits prisonniers pendant plus de trois ans. Bien que le raid fût un échec, nos soldats firent preuve d’un héroïsme légendaire.

Réorganisé dès septembre 1942, le Régiment reprend l’entraînement. Sous le commandement des Guy Gauvreau, Paul Sauvé et Jacques Dextraze, l’unité va se frayer un chemin avec une fougue hors du commun de la Normandie à l’Allemagne. Deux ans après le controversé Raid de Dieppe le Régiment retourne sur le continent européen pour joindre la tête de pont alliée en Normandie.

Nos fusiliers sont donc appelés à combattre dans la région de Caen. En août 1944, ils prennent part à la poussée menant à la prise de Falaise et à l’encerclement de l’armée allemande. Poursuivant l’ennemi qui se replie, les Fusiliers traversent la France en passant par Dieppe où ils sont accueillis en grande pompe. Ils atteignent la Belgique et combattent devant Dunkerque. Dans leur élan, ils traversent la Hollande et franchissent le Rhin jusqu’en Allemagne nazie où les attendent de féroces combats dans les forêts de Moyland et d’Hochwald. Ils feront partie des forces d’occupations de Berlin.

Pour sa bravoure lors de la Deuxième Guerre mondiale, le Régiment Les Fusiliers Mont-Royal se vit décerner les honneurs de batailles suivants :

Dieppe, Crête de Bourguebus, St-André-sur-Orne, Crête de Verrières-Tilly-Campagne, Falaise, Route de Falaise, La Laison, Forêt de la Lande, Dunkerke 1944, Canal d’Anvers-Thurnhout, L’Escaut, Woensdrecht, Beveland Sud, La Rhénanie, Le Hockwald, Xanten, Le Rhin, Groningen et Nord-ouest de l’Europe, 1942,1944-1945.

Corée, la Guerre froide et les missions à l’étranger (1946 – à aujourd’hui)

Le Régiment Les Fusiliers Mont-Royal redevient, après la seconde guerre, une unité de la Force de Réserve. Au début des années 1950, lors de la Guerre de Corée, un ex-Commandant des Fusiliers Mont-Royal, le Lieutenant-colonel Jacques Dextraze reçoit le commandement du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment. Ce bataillon compte 30% d’anciens Fusiliers ayant répondu à l’appel de leur ancien chef. Ce bataillon faisant partie de la 25e Brigade canadienne se joint aux troupes des Nations-Unies en Corée. À la même époque, le Régiment fournit des renforts qui servent en Allemagne au sein de la 27e Brigade et même durant la Guerre Froide.

Au cours de sa plus récente histoire, rappelons que des dizaines de membres des Fusiliers Mont-Royal participent à diverses opérations de l’ONU et de l’OTAN: soit à Chypre, au Golan, en Ex-Yougoslavie, en Haïti, au Soudan et plus récemment en Afghanistan. Dans le cadre des opérations domestiques, le Régiment sert lors de la Crise d’octobre (1970), la Crise du verglas (1998) et lors des inondations de Saint-Jean-sur- Richelieu (2011).

En terminant, rappelons que les hommes et les femmes qui composent les Fusiliers Mont-Royal participent activement aux entraînements militaires au Canada et à l’extérieur du pays. Plus encore, ils accomplissent leur devoir de citoyens-soldats avec le même professionnalisme et le même courage qui ont fait leur marque.

NUNQUAM RETRORSUM

« Ne jamais reculer»

Version 28/08/2013. L.C.L.

Nos Traditions

L’entrée des invités d’honneur : Le protocole de faire parader les personnes de la table d’honneur
av
ec la marche du Régiment.

Le bénédicité : À lorigine le Régiment fut formé de membres de la Garde de l‘Évêque donc dobédience catholique.

L’appel des convives de la table d‘honneur : Présentation des personnes qui forment la table d’honneur.

Cérémonie de l’allumeur : Autrefois ce cérémonial se déroulait à la fin du repas pour indiquer que
les membres pouvaient fumer; depuis l’interdiction de fumer, l’allumeur se présente pour allumer
le candélabr
e de la table du soldat disparu.

Hommage aux officiers disparus : Cette partie du cérémonial remonte à la fin de la

Première Guerre mondiale dans le but dhonorer la mémoire des officiers disparus au combat.
Cet
hommage se déroulait également le 11 novembre jour de l‘armistice.

La présentation de l’assiette principale : Tradition qui remonte au début de la colonie qui reprenait
une coutume d
e la cour du roi de France où l‘on présentait le plat principal au souverain.

La santé de la reine : Tradition britannique respectée par tous les régiments et qui prend son
origine sous le règne de la Reine Victoria.

La distribution du tabac à priser : Tradition importée d’Europe qui avait cours dans les Armées Françaises

et britanniques avant l‘apparition des articles de fumeur. On prêtait également à ce rituel une certaine vertu
th
érapeutique qui favorisait la digestion.

Les félicitations du Commandant au chef de la musique et au chef des cuisines : Cette tradition remonte
au tout début des Dîners régimentaires dans le but de les remercier pour la musique et le repas.

La santé du Régiment : Tradition britannique liée à la santé de la Souveraine.

La santé des invités: Tradition remontant au début du XX’ème siècle pour remercier et saluer
les invité
s présents.

P.S.

Le buste du fantassin fut offert au Régiment par le B.gén. Richard Genin pour être installé sur la table du soldat disparu.

Un couvert unique était dressé sur une table et une chaise était couchée en hommage aux
c
amarades disparus.

L’aumônier du giment procède à des baptêmes dans la Salle d’Armes, la vasque utilisée pour cette
cérémonie est un casque de la Première Guerre mondiale, plaqué argent et monté sur une base de chêne.

RECRUTEMENT

1420, rue Sainte-Catherine Ouest, 3e étage
Montréal, Québec, H3G 1R3

Tél: (514)216-7197
Tél: (514)283-7444 (salle des rapports)
fmr.recrut@forces.gc.ca

34e Groupe-bridage du Canada

LA VIE RÉGIMENTAIRE

Plus de 130 Fusiliers ont participé à des missions internationales en appui à la Force régulière. Ils ont participé aux missions suivantes : Égypte en 1973, Chypre en 1990, Croatie et en Bosnie-Herzégovine de 1993 à 1995, sur les plateaux du Golan en 1998 et en Haïti en 2004 avec le peloton d’interprètes créolophones responsable de la liaison avec la population locale. Plus récemment 3 Fusiliers ont participé à la mission d’aide humanitaire en Haïti. Aussi, près de 40 Fusiliers ont servis en Afghanistan dans les dernières années.